La région de Souss-Massa constitue l’un des principaux pôles agricoles à l’échelle nationale. Elle dispose d’une superficie agricole utile estimée à 453 445 hectares, dont environ 158 433 hectares irrigués, avec près de 133 000 hectares équipés en irrigation localisée (84%), traduisant un niveau avancé en matière de gestion et d’optimisation des ressources en eau.
La région bénéficie également de ressources hydriques importantes, comprenant 9 barrages d’une capacité globale d’environ 730 millions de m³, ainsi que la station de dessalement d’eau de mer de Chtouka, d’une capacité de 145 millions de m³. À cela s’ajoutent des ressources en eaux souterraines estimées à 662 millions de m³, notamment au niveau des nappes du Souss et de Chtouka.
Par ailleurs, la région occupe une position de leader dans la production des cultures primeurs, avec une superficie d’environ 22 000 hectares, générant une production annuelle avoisinant 1,5 million de tonnes (soit environ 75 % de la production nationale), et des exportations atteignant 1,2 million de tonnes (soit 85 % des exportations nationales), soutenues par 116 unités de conditionnement et de valorisation.
La région de Souss-Massa constitue également un pôle majeur pour la production des agrumes, sur une superficie estimée à 31 700 hectares, avec une production annuelle d’environ 428 000 tonnes (soit 35 % de la production nationale) et des exportations de l’ordre de 370 000 tonnes (soit 65 % des exportations nationales), appuyées par 26 unités de valorisation.
En outre, la région se distingue par ses richesses du terroir, notamment l’arganier qui s’étend sur près de 590 270 hectares, avec une production estimée à 1 950 tonnes (soit 86 % de la production nationale), et la présence de 166 unités de valorisation agréées, constituant ainsi un levier essentiel pour l’économie sociale et solidaire et le développement local.
Malgré ces atouts, le secteur agricole régional demeure confronté à plusieurs défis, notamment la rareté des ressources en eau, les changements climatiques et la pression sur les nappes phréatiques, ce qui nécessite le renforcement des politiques de durabilité, d’efficience hydrique et de valorisation des filières agricoles, afin d’assurer un développement équilibré et durable de la région.







